Aux hasards de mes pérégrinations je trouve souvent des sites pouvant intéresser les profs sans qu'ils aient pour thème la techno. Je les déposerai dorénavant ici. Vous les lirez peut être. Vous les commenterez si ça vous tante. Libre à vous. JMR

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mercredi 8 avril 2009

Les futurs profs sont-ils Web 2.0? - TIC et éducation au Canada : l’Infobourg

Les futurs profs sont-ils Web 2.0? - TIC et éducation au Canada : l’Infobourg: "Par Martine Rioux, APP

Montréal - Après avoir participé à une formation de 15 heures à propos du Web 2.0, 35 futurs enseignants ont eu à identifier des besoins personnels de formation, à élaborer une stratégie personnelle d'autoformation mettant à profit des outils du Web 2.0 et à la mettre en pratique. Le résultat est décevant.

« Mes étudiants utilisent des outils Web 2.0, comme Facebook, dans leur vie personnelle. Mais, ils n’ont pas encore saisit le potentiel de ces outils du point de vue du partage, de l’interaction et de la création de réseaux possible dans le cadre de leur vie professionnelle », souligne Patrick Giroux, professeur au département des sciences de l'éducation et de psychologie à l’Université du Québec à Chicoutimi.

À l’intérieur du programme de la formation des maîtres offerte à l’UQAC, M. Giroux donne le seul cours en lien avec l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC). Ce cours de trois crédits est optionnel. Sur les 45 heures du cours, M. Giroux a choisi de consacrer 15 heures à la découverte du Web, à sa maîtrise et à la découverte de son potentiel pédagogique.

Il débute par une initiation à la recherche sur Internet. Il enchaîne avec des outils comme le blogue, le wiki, la syndication RSS, Google Documents, Webspiration, del.icio.us, Flickr et Facebook. Chaque outil est présenté et démontré par le professeur. Il est ensuite essayé par les étudiants, suivi d’une discussion sur les forces et faiblesses de chacun.

M. Giroux invite finalement ses étudiants à élaborer et mettre en place une stratégie d’autoformation personnelle en y intégrant ces outils du Web. « L’objectif réel était de leur permettre de se créer un environnement d’apprentissage personnel, visant leur formation continue une fois qu’ils seront sortis de l’université ».

Au bout du compte, plusieurs étudiants se sont créé un blogue, principalement afin d’y consigner leurs idées et trouvailles sur le Web. D’ailleurs, la fonction qu’ils ont le plus utilisé est la recherche sur le Web. Ils ont malgré tout appris à apprivoiser quelques outils qu’ils ne connaissaient pas auparavant.

« Le Web a été utilisé pour repérer et indexer des ressources. Ils sont passés à côté du potentiel de réseautage et de collaboration qu’offre désormais Internet. La notion de formation continue est demeuré abstraite pour eux », fait remarquer M. Giroux, passablement déçu par l’expérience."

mardi 16 décembre 2008

"Le prochain ministre de l'Education doit s'attaquer au décrochage scolaire de façon urgente" - Réjean Parent, président de la CSQ

MONTREAL, le 16 déc. /CNW Telbec/ - La Centrale des syndicats du Québec
(CSQ) s'inquiète de l'augmentation du taux de décrochage scolaire rendue
publique par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) à l'occasion de la
présentation des données 2006-2007 sur le décrochage scolaire au Québec. Le
Québec se classe ainsi au 9e rang des dix provinces canadiennes ayant le plus
haut taux de décrochage dans la période comprise entre 2003 et 2006. En 2007,
un élève sur quatre a abandonné ses études secondaires, c'est-à-dire un garçon
sur trois et une fille sur cinq qui n'obtiendront pas leur diplôme secondaire.
"C'est extrêmement préoccupant et troublant. Il est urgent que le prochain
ministre de l'Education fasse du décrochage scolaire une priorité et s'y
attaque sans plus tarder", affirme le président de la CSQ, Réjean Parent.

Un portrait inquiétant du décrochage scolaire

En fait, entre 2006 et 2007, le taux de décrochage est passé de 24,2 % à
25,3 % dans l'ensemble du Québec. Cette moyenne cache une réalité fort
préoccupante, à savoir que certaines régions sont touchées de plein fouet par
cette augmentation du décrochage scolaire. C'est le cas pour les régions de la
Gaspésie - Iles-de-la-Madeleine (+ 4,8 %), de l'Abitibi-Témiscamingue (+4,7
%), de la Côte-Nord (+3,3 %), du Saguenay - Lac-Saint-Jean (+3,1 %) et du
Centre-du-Québec (+3,0 %). D'autres régions tirent beaucoup mieux leur épingle
du jeu soit le Nord-du-Québec (- 2,8 %), Chaudière-Appalaches (- 2,0 %) et
Laval (- 1,4 %) qui enregistrent une diminution de leur taux de décrochage
scolaire.

Le décrochage des garçons

La moyenne du décrochage scolaire pour 2006-2007 cache encore une autre
réalité. Dans certaines régions, les garçons ont enregistré des hausses très
importantes du décrochage scolaire comme c'est le cas dans les régions de la
Gaspésie - Iles-de-la-Madeleine (+8,1 %), la Côte-Nord (+8,1 %), le Saguenay -
Lac-Saint-Jean (+5,0 %) et l'Abitibi-Témiscamingue (+4,3 %). Dans trois
régions, les garçons ont fait des gains comme dans le Nord-du-Québec (- 4,9
%), Chaudière-Appalaches (- 3,9 %) et Laval (- 2,2 %). Quoique touchées moins
durement, les filles enregistrent tout de même un recul dans certaines régions
comme en Abitibi-Témiscamingue (+ 4,3 %), dans le Centre-du-Québec (+ 4,1 %)
et dans Lanaudière (+ 3,3 %).

Le décrochage dans d'autres secteurs

Le phénomène touche d'autres secteurs ou ordre d'enseignement. Par
exemple, à l'éducation aux adultes, quatre jeunes sur dix de moins de 20 ans
ne terminent pas leurs études avec un diplôme en poche par manque de soutien
convenable. A la formation professionnelle, un élève sur trois abandonne avant
d'obtenir son diplôme. Au collégial, près d'une étudiante et d'un étudiant sur
quatre et un sur cinq à l'université, abandonnent leurs études.

Agir tôt et ensemble pour contrer le décrochage scolaire

A quelques heures de la nomination du prochain titulaire du ministère de
l'Education, le président de la CSQ lance un cri d'alarme. "Il faut agir de
manière prioritaire, et ce, dès les premières années de la vie des enfants, si
l'on veut augmenter leurs chances de réussite éducative. L'intervention
précoce et intensive, soutenue particulièrement par du personnel professionnel
et de soutien en nombre suffisant, demeure encore aujourd'hui un moyen
privilégié pour assurer la réussite éducative des jeunes, notamment ceux
provenant de milieux défavorisés. De plus, l'alphabétisation des adultes
faiblement scolarisés vivant avec des enfants constitue un autre moyen fort
important pour aider les jeunes dans les débuts de leur scolarité", ajoute
Réjean Parent.

Cinq grands axes d'intervention doivent être prioritaires pour la CSQ :

<<
1. Agir tôt, avant et au début de la scolarisation, notamment en milieu
défavorisé;

2. Assurer de meilleures conditions d'apprentissage pour les jeunes et
les adultes en formation dans les établissements d'enseignement;

3. Favoriser la mixité sociale et scolaire à tous les ordres
d'enseignement;

4. Favoriser l'accessibilité et la persévérance à la formation
professionnelle et technique ainsi qu'aux études supérieures;

5. Améliorer les conditions d'exercice du personnel de l'éducation,
notamment en reconnaissant et en valorisant son travail.
>>

"Les ministres se succèdent et le taux de décrochage augmente. A quand un
ministre de l'Education qui s'attardera réellement à cette problématique ?
C'est l'avenir de nos jeunes qui est en jeu", conclut le président de la CSQ.

Profil de la CSQ

La CSQ représente quelque 160 000 membres, dont plus de 100 000 dans le
secteur public. Elle est l'organisation syndicale la plus importante en
éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la
santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des
loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.



Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse CSQ, Cell.:
(514) 235-5082, perreault.marjolaine@csq.qc.net

jeudi 30 octobre 2008

CARREFOUR DE LUTTE AU DECROCHAGE SCOLAIRE | Coup d'envoi des Journées interrégionales sur la persévérance scolaire et la réussite éducative - Plus de 380 l

BEAUPRE, QC, le 30 oct. /CNW Telbec/ - Ce matin s'ouvrait la première
édition des Journées interrégionales sur la persévérance scolaire et la
réussite éducative, laquelle réunit plus de 380 décideurs du Québec et de ses
régions au Château Mont Sainte-Anne. Pendant deux jours, ces intervenants de
tous les horizons feront le point sur la situation du décrochage scolaire au
Québec, sur les enjeux qui y sont associés et sur les solutions à mettre de
l'avant pour le contrer. L'ensemble des réflexions et des interventions se
déroulera sous le signe de la concertation et de la mobilisation interordres
et intersectorielles.
"C'est la première fois au Québec qu'autant d'acteurs du développement
des régions sont réunis pour se pencher de façon spécifique sur l'enjeu de la
persévérance scolaire des jeunes. Les participants sont tous motivés par le
fait que la diplomation du plus grand nombre de jeunes est essentielle pour
assurer l'avenir du Québec", souligne Michèle Glémaud, directrice du Carrefour
de lutte au décrochage scolaire de Montréal, l'une des 16 Instances régionales
de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative (IRC) à
l'origine de l'événement.
Au nombre des participants, on compte, entre autres, des directions
générales et des présidents de commissions scolaires, des cégeps et des
universités, mais aussi des chefs d'entreprises, des élus, des décideurs ainsi
que des représentants de différents ministères, de la Santé publique, des
Conférences régionales des élus et des Forums jeunesse régionaux. Des
représentants de la commission parlementaire sur l'éducation de l'Assemblée
nationale participeront aussi à l'événement, en prévision des travaux sur le
décrochage scolaire qui doivent s'amorcer au cours des prochains mois.
"La diversité des secteurs d'activité représentés lors des Journées
interrégionales témoigne que le phénomène du décrochage scolaire n'est pas
qu'une affaire d'école! Toute la société est interpellée. Le décrochage
scolaire a des impacts socioéconomiques majeurs et la réussite des jeunes est
intimement liée à l'avenir du Québec et au développement des régions",
commente pour sa part Marie-Claude Côté, coordonnatrice du Conseil régional de
prévention de l'abandon scolaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Etant donné son ampleur, le phénomène du décrochage scolaire est
fréquemment abordé dans les médias depuis quelques années et il s'agit d'une
réalité qui influence de nombreuses sphères de la société. Selon le ministère
de l'Education, du Loisir et du Sport, le taux de décrochage scolaire pour les
jeunes fréquentant un établissement secondaire du réseau public québécois
était de 28,6 % en 2006-2007. Pour cette année seulement, cela représente plus
de 18 200 jeunes qui ont quitté les bancs d'école sans avoir obtenu un diplôme
ou une qualification. Ce même taux est de 21,7 % pour les filles et de 35,4 %
pour les garçons. Il varie largement d'une région à l'autre, voire entre les
différents milieux, selon les contextes social, économique et démographique.
Les disparités quant au niveau de scolarité des parents, au revenu familial et
à l'environnement rural ou urbain jouent elles aussi un rôle considérable dans
la persévérance scolaire des jeunes.
"Sur le terrain, le décrochage scolaire nécessite des interventions
ajustées aux régions et le travail des instances reflète cette réalité. Les
Instances régionales sont porteuses d'initiatives dynamiques, structurantes et
inspirantes ayant une portée concrète dans leur communauté. C'est cette
perspective qui guidera les échanges lors des Journées", d'appuyer
Marie-Claude Côté.
La présidence d'honneur des Journées est assurée par un prestigieux
dirigeant québécois, monsieur L. Jacques Ménard o.c., président du conseil
d'administration de BMO Nesbitt Burns et de BMO Groupe financier Québec :
"Tous ensemble, il faut que nous arrivions à faire la différence en matière de
persévérance scolaire. Nous pouvons espérer que la mise en commun de toutes
nos expertises et notre volonté collective de relever le défi feront cette
différence."
Les réflexions seront alimentées par des personnalités publiques et des
spécialistes de renom, dont :

<<
- Mme Michelle Courchesne, députée de Fabre, ministre de l'Education, du
Loisir et du Sport et Ministre de la Famille
- M. Tony Tomassi, député de LaFontaine et adjoint parlementaire au
premier ministre
- M. L. Jacques Ménard, o.c., président du conseil d'administration de
BMO Nesbitt Burns et de BMO Groupe financier, Québec
- M. André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires du
Québec
- M. Jean-Marc Chouinard, vice-président Développement des enfants et des
communautés, Fondation Lucie et André Chagnon
- M. André Brodeur, associé, McKinsey & Compagnie
- M. Pierre Fortin, chroniqueur en économie à la revue L'actualité et
professeur en économie à l'UQAM
- M. Michel Perron, professeur, Université du Québec à Chicoutimi,
titulaire, Chaire conjointe UQAC-Cégep de Jonquière "Jeunes, santé,
communauté" et cofondateur du CREPAS
- M. Alain Poirier, directeur national Santé publique et sous-ministre
adjoint à la Direction générale de la Santé publique, ministère de la
Santé et des Services sociaux
>>

Un tableau de la situation du décrochage scolaire au Québec ainsi que des
faits saillants sont disponibles à cette adresse:
http://www.perseverancescolaire.com/download.php?chemin=upload/nouvelleScolair
e/DOC_11_7.pdf

Les Journées interrégionales sont organisées par les Instances régionales
de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative (IRC)
oeuvrant dans 14 régions du Québec, avec la collaboration du Secrétariat à la
jeunesse. Pour plus de renseignements sur les IRC, consultez le
www.perseverancescolaire.com.



Renseignements: Frédéric Tremblay, conseiller en communication, CREPAS,
(418) 719-5014; Source: Instances régionales de concertation sur la
persévérance scolaire et la réussite éducative