Aux hasards de mes pérégrinations je trouve souvent des sites pouvant intéresser les profs sans qu'ils aient pour thème la techno. Je les déposerai dorénavant ici. Vous les lirez peut être. Vous les commenterez si ça vous tante. Libre à vous. JMR

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jeudi 6 août 2009

L’école fondée sur une idée de stockage (transmission d’un patrimoine à acquérir durablement) devrait aussi s’orienter vers une idée de flux (accompagnement de transformations désormais visibles et continue d’un environnement de vie).

L'école devrait , peut être, faire comme le monde de l'information où
"On est désormais passé d’une gestion de stocks d’information à une gestion de flux d’informations et de communications. L’école fondée sur une idée de stockage (transmission d’un patrimoine à acquérir durablement) devrait aussi s’orienter vers une idée de flux (accompagnement de transformations désormais visibles et continue d’un environnement de vie)."
Mais pour que ce flux puisse couler sans antraves, ne doit-on pas corriger au plus vite la règlementation sur le droit d'auteur.
A lire absolument pour essayer de comprendre l'évolution présente et future de l'apprentissage.

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mercredi 20 mai 2009

Et si l’école devenait plus que techno? - TIC et éducation au Canada : l'Infobourg

Et si l’école devenait plus que techno? - TIC et éducation au Canada : l'Infobourg: "6 mai 2009

Et si l’école devenait plus que techno?
Par Martine Rioux

Ontario – La semaine dernière, l’Ontario Public School Boards’ Association a publié le document « What If? Technology in the 21st Century Classroom », dans lequel les auteurs soutiennent que l’époque de l’école « papier et crayon » est bel et bien révolue et qu’il est temps que la technologie entre massivement dans les écoles et change la façon dont les jeunes apprennent.

Le document de l’OPSBA se veut un « discussion paper », un outil de réflexion qui vise à susciter la discussion dans les commissions scolaires de l’Ontario. La plupart des membres du comité sont d’ailleurs des gestionnaires de commissions scolaires.

C’est Howard Goodman, commissaire au Toronto District School Board, qui a eu l’idée de former le comité à l’origine du document.

Selon lui, il sera bientôt beaucoup moins coûteux pour les écoles d’acheter un ordinateur portable par élève que de continuellement essayer de fournir des manuels scolaires imprimés et à jour à leurs élèves.

Il fait également remarquer que la vie quotidienne des jeunes est résolument technologique… sauf à l’école! « Nous ne serons plus capables de les rejoindre. Ils auront de la difficulté à apprendre », prédit-il, si rien ne change dans les écoles.

Dans ce contexte, la prémisse de départ était la suivante : « Comment l’école peut-elle demeurer pertinente et significative au 21e siècle? »

Pour les auteurs du document, il ne s’agit pas de demander aux écoles d’acheter davantage de matériel informatique, mais bien de trouver des façons de créer un environnement scolaire qui soit stimulant pour les élèves à partir de l’utilisation des technologies.

« Il existe déjà plusieurs initiatives qui font place à la technologie dans les écoles. Par contre, ces utilisations ne font pas nécessairement de sens pour les élèves dans leur vie de tous les jours. Il est maintenant temps de passer à l’étape suivante. Le défi qui se présente à nous n’est plus à propos du matériel utilisé. Nous devons plutôt nous demander à quoi devrait ressembler l’apprentissage aujourd’hui. Comment, nous dans les écoles, pouvons-nous faciliter la façon dont les jeunes apprennent dans l’environnement éclaté actuel? »

Dans le communiqué émis lors de la sortie du document, les auteurs déplorent le fait que, présentement, beaucoup de jeunes se présentent à l’école en « mettant leur cerveau hors tension », parce qu’ils ne sentent pas qu’on les encourage à la créativité, comme si on leur offrait moins d’occasions d’apprendre dans l’environnement scolaire qu’ailleurs dans leur vie.

L’école devrait pourtant devenir un lieu de prédilection pour encourager les jeunes dans leur découverte spontanée des technologies, croient-ils. Les jeunes, bien qu’ils utilisent abondamment les technologies au quotidien, ne peuvent pas apprendre à tout maîtriser seuls. Ils ont définitivement besoin d’accompagnement pour que cette utilisation devienne source d’apprentissage réelle et significative.

Selon les auteurs, les jeunes ont particulièrement besoin de leurs enseignants pour apprendre à discerner le vrai du faux parmi le flot incessant d’information qui parvient à eux par le biais d’Internet.

L’OPSBA se réjouit du fait que de plus en plus d’enseignants se tournent vers les technologies pour appuyer leur enseignement et motiver leurs élèves. Elle les encourage d’ailleurs à continuer de le faire. Il s’agit cependant d’initiatives bien personnelles, le ministère de l’Éducation de l’Ontario n’ayant jamais émis de ligne directrice en matière d’intégration des technologies à l’école.

L’OPSBA croit justement que cette « politique éditoriale » manque pour pouvoir aller plus loin dans l’utilisation « significative et motivante » des technologies à l’école. Elle identifie quelques points en particulier qui mériteraient d’être pris en considération.

Il s’agit en fait de chercher des moyens pour permettre aux enseignants de mieux utiliser les technologies pour :
-encourager leurs élèves à développer leur esprit critique et leur pouvoir d’initiative, de même qu’à s’engager dans du travail collaboratif;
-introduire des ressources numériques dans l’apprentissage de leurs élèves;
-diversifier leurs méthodes d’enseignement et ainsi améliorer l’apprentissage des élèves;
-présenter un modèle éthique dans l’utilisation des technologies;
-poursuivre leur développement professionnel (formation continue).

Pour ce faire, plusieurs questions sont amenées :
-Comment faire en sorte que les « super profs » qui utilisent massivement les technologies ne soient plus isolés, mais qu’ils deviennent la norme?
-Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour offrir plus de flexibilité aux élèves (apprentissage en salle de classe vs apprentissage en ligne)?
-De quoi les commissions scolaires ont-elles besoin comme infrastructure pour offrir des ressources numériques à tous leurs enseignants et élèves?
-Pouvons-nous offrir un accès universel à Internet haute vitesse à l’école comme à la maison?
-Comment pouvons-nous favoriser l’utilisation du plus grand nombre d’outils possibles par les enseignants (manuel scolaire, tableau blanc interactif, iPhone, ressource en ligne, etc.)?
-L’école est-elle prête à accueillir les parents dans son environnement numérique d’apprentissage plus dynamique et interactif?

Selon l’OPSBA, des réponses devront venir sous peu, des actions devront être prises à courte échéance. Il en va de la survie même du système d’éducation public. « Faute de changement, l’école publique est en danger. Elle pourrait être abandonnée par ses élèves », concluent les auteurs du document.

Ce plaidoyer pour une école plus technologique que jamais, pour une école branchée et connectée au reste du monde, est tout à fait pertinent. La réflexion ici entamée mérite d’être saluée.

Les questions sont nombreuses. L’association des commissions scolaires publiques de l’Ontario a le mérite de les poser et de chercher des réponses. Nos voisins ontariens semblent avoir compris l’urgence d’agir pour offrir une école digne du 21e siècle aux élèves du 21e siècle.


En complément:
More technology, fewer textbooks touted for kids, un article du Toronto Star.

Par Martine Rioux"
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mardi 14 avril 2009

Des méthodes qui fonctionnent mieux que d’autres - TIC et éducation au Canada : l’Infobourg

Des conclusions qui vont à contre courant de ce qui est présentement véhiculé sur la façon de contrer le décrochage... les bonnes vieilles méthodes seraient-elles encore les meilleures? Pourquoi pas! (JMR) lire l'article original de l'Infobourg

Par Martine Rioux, APP

Montréal – Selon une étude réalisée par une équipe de chercheurs de l’Université de Montréal (UdeM), les mesures de renforcement social, comme les systèmes de récompense, l’enseignement magistral et les activités de type collaboratif auraient un lien avec le taux de diplomation des élèves.

Pierre Lapointe et Jean Archambault, professeurs au Département d’administration et fondements de l’éducation, et Roch Chouinard, professeur au Département de psychopédagogie et d’andragogie, ont réalisé une étude pour le compte du Comité de gestion de la taxe scolaire de l’île de Montréal. Celle-ci porte sur l’environnement éducatif et la diplomation des élèves de Montréal exclusivement.

De façon générale, elle révèle qu’en 2005, 71 % des jeunes de 20 ans détenaient un diplôme d’études secondaires (toutes catégories confondues). La proportion d’anglophones de 20 ans à détenir un diplôme était supérieure (80 %) à la proportion de francophones (68 %). Cependant, ce constat n’a pas pu être expliqué par les chercheurs.

Indépendamment de la langue, des pratiques pédagogiques ont cependant pu être corrélées avec les taux de diplomation.

Ainsi, dans les écoles où les enseignants disaient adopter « très souvent » des mesures de renforcement social (motivation, récompenses, etc.), le taux de diplomation atteignait 81 %. Il n’était que de 57 % dans les écoles où les enseignants affirmaient ne « jamais » recourir à cette stratégie.

« Plus les enseignants félicitent ou récompensent les élèves qui font des efforts pour apprendre ou pour améliorer leur comportement, plus le taux de diplomation est élevé », souligne l’auteur principal de l’étude, Pierre Lapointe, dans une entrevue accordée au journal Forum de l’UdeM.

Il semble que le traditionnel enseignement magistral donne lui aussi de bons résultats. Les écoles où les enseignants recouraient « souvent » à cette méthode se démarquaient par une diplomation de 76 % contre 67 % dans celles où l’on n’y faisait appel que « parfois ».

Le contraire était vrai pour les « activités collaboratives », qui amènent les élèves à travailler en groupe sur des projets particuliers. Le taux de diplomation était de 55 % dans les établissements qui utilisaient « très souvent » cette approche et de 86 % là où les enseignants y avaient « rarement » recours.

« Ce type d’activités est peut-être une perte de temps », a fait remarquer M. Lapointe.

Aucune progression
L’étude avait pour but d’observer la courbe dans le taux de diplomation des élèves de l’île de Montréal. Les résultats se sont avérés décevants dans la mesure où il n’y a pas vraiment eu de changement au cours de dix dernières années. En fait, la progression n’a été que de 1 % en 10 ans alors que le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec visait 15 % d’augmentation.

Dans les secteurs très défavorisés, les résultats sont encore plus bouleversants : 50 % des jeunes de 20 ans avaient obtenu leur diplôme en 2005 alors que cette proportion était de 52 % en 1995. Pourtant, la majorité des efforts visant à contrer le décrochage scolaire ont été faits dans ces quartiers.

Source : Journal Forum de l’UdeM."

mercredi 8 avril 2009

Les futurs profs sont-ils Web 2.0? - TIC et éducation au Canada : l’Infobourg

Les futurs profs sont-ils Web 2.0? - TIC et éducation au Canada : l’Infobourg: "Par Martine Rioux, APP

Montréal - Après avoir participé à une formation de 15 heures à propos du Web 2.0, 35 futurs enseignants ont eu à identifier des besoins personnels de formation, à élaborer une stratégie personnelle d'autoformation mettant à profit des outils du Web 2.0 et à la mettre en pratique. Le résultat est décevant.

« Mes étudiants utilisent des outils Web 2.0, comme Facebook, dans leur vie personnelle. Mais, ils n’ont pas encore saisit le potentiel de ces outils du point de vue du partage, de l’interaction et de la création de réseaux possible dans le cadre de leur vie professionnelle », souligne Patrick Giroux, professeur au département des sciences de l'éducation et de psychologie à l’Université du Québec à Chicoutimi.

À l’intérieur du programme de la formation des maîtres offerte à l’UQAC, M. Giroux donne le seul cours en lien avec l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC). Ce cours de trois crédits est optionnel. Sur les 45 heures du cours, M. Giroux a choisi de consacrer 15 heures à la découverte du Web, à sa maîtrise et à la découverte de son potentiel pédagogique.

Il débute par une initiation à la recherche sur Internet. Il enchaîne avec des outils comme le blogue, le wiki, la syndication RSS, Google Documents, Webspiration, del.icio.us, Flickr et Facebook. Chaque outil est présenté et démontré par le professeur. Il est ensuite essayé par les étudiants, suivi d’une discussion sur les forces et faiblesses de chacun.

M. Giroux invite finalement ses étudiants à élaborer et mettre en place une stratégie d’autoformation personnelle en y intégrant ces outils du Web. « L’objectif réel était de leur permettre de se créer un environnement d’apprentissage personnel, visant leur formation continue une fois qu’ils seront sortis de l’université ».

Au bout du compte, plusieurs étudiants se sont créé un blogue, principalement afin d’y consigner leurs idées et trouvailles sur le Web. D’ailleurs, la fonction qu’ils ont le plus utilisé est la recherche sur le Web. Ils ont malgré tout appris à apprivoiser quelques outils qu’ils ne connaissaient pas auparavant.

« Le Web a été utilisé pour repérer et indexer des ressources. Ils sont passés à côté du potentiel de réseautage et de collaboration qu’offre désormais Internet. La notion de formation continue est demeuré abstraite pour eux », fait remarquer M. Giroux, passablement déçu par l’expérience."

lundi 29 décembre 2008

Libre opinion - Universités : évitons la médiocrité et la confusion

(L'article original est disponible sur Euréka en cherchant au titre ou à l'auteur JMR)
David Graham, Vice-recteur exécutif aux affaires académiques, université Concordia

Édition du jeudi 18 décembre 2008
Mots clés : excellence, médiocrité, Université, Éducation, Canada (Pays)
Le Canada possède le plus haut pourcentage de jeunes adultes scolarisés au monde, et cette proportion ne cesse d'augmenter. Sa remarquable capacité à accroître le taux de participation des jeunes aux études supérieures est de très bon augure pour sa compétitivité à l'échelle internationale, alors que l'économie du savoir occupe de plus en plus l'avant-scène et risque de faire passer au second plan les forces traditionnelles du pays dans le domaine de l'industrie manufacturière et certains secteurs de l'économie primaire.

Cette situation contraste avec les tendances en enseignement postsecondaire aux États-Unis. Un récent rapport du National Center for Public Policy and Higher Education brosse un portrait sombre. En effet, le pourcentage de jeunes fortement scolarisés apparaît aujourd'hui plus faible que celui de leurs aînés, faisant ainsi planer le spectre d'une main-d'oeuvre américaine qui perd du terrain par rapport aux autres pays hautement industrialisés. Les frais de scolarité des collèges ont augmenté beaucoup plus vite que les prix en général, et les études collégiales sont sur le point de devenir inabordables, sauf pour une minorité bien nantie.

Qu'en est-il du Québec? Principalement en raison des droits de scolarité artificiellement bas, les études universitaires y constituent une véritable aubaine. Bien qu'elles soient encore reconnues pour leur qualité, elles risquent aujourd'hui de se transformer en «braderie du savoir».

Le sous-financement chronique des universités québécoises cause des dégradations cumulatives dangereuses. Malgré les efforts déployés pour améliorer leur infrastructure, les ressources documentaires et les services aux étudiants, nos universités demeurent, pour la plupart, les parents pauvres des établissements d'enseignement supérieur canadiens. Elles éprouvent déjà beaucoup de difficulté à attirer des professeurs compétents en raison de la faiblesse des salaires, et le problème s'accentue chaque jour.

En quoi cet enjeu intéresse-t-il les Québécois et Québécoises? Nos universités ont tout le potentiel voulu pour jouer un rôle de leaders mondiaux en matière d'enseignement et de recherche. En Amérique du Nord, Montréal rivalise maintenant avec Boston du point de vue de la proportion de professeurs et d'étudiants postsecondaires qu'elles accueillent. Nous faisons l'envie du monde entier pour ce qui est de l'accessibilité aux études et des perspectives que nous offrons. Nous attirons également dans nos principales universités de brillants étudiants des quatre coins de la planète, comme Liliane Chamas, étudiante à l'Université Concordia et récipiendaire d'une bourse Rhodes.

À l'heure où les gouvernements fédéral et provincial s'apprêtent à affronter d'énormes défis économiques, nous avons une occasion unique de réinvestir dans l'éducation et de reconnaître que les activités d'enseignement et de recherche menées dans les universités québécoises participent à court et à long termes à la croissance de l'économie canadienne. Nous devons trouver pour nos universités des solutions de financement qui les placeront sur un pied d'égalité avec celles du reste du Canada et leur permettront de contribuer pleinement au développement mondial. Cette responsabilité, nous l'avons non seulement envers nous-mêmes, mais aussi envers nos enfants et nos petits-enfants.

lundi 9 juin 2008

Intégration de capsules vidéo en génie mécanique

Récits

Intégration de capsules vidéo en génie mécanique
Le lundi 2 juin 2008

François Lamy, enseignant
Technologie physique 244, Cégep de Saint-Laurent

François Lamy, professeur au département de génie mécanique, relate son expérience réussie d'intégration de la vidéo dans ses cours et explique comment elle favorise la réussite de ses étudiants.

Le programme de Techniques de génie mécanique a adopté l’approche par compétence en 2000. Comme vous le savez, cette approche, particulièrement adaptée pour les cours techniques, vise à enseigner non seulement le savoir, mais surtout le savoir-faire.

C’est notamment le cas pour le cours de Métrologie I où l’on demande aux étudiants d’effectuer le relevé et l’interprétation des mesures des pièces usinées. Ils doivent choisir convenablement le montage d’inspection, manipuler les instruments de mesure et finalement interpréter correctement les résultats.

Stratégie développée

J’ai organisé ma stratégie d’enseignement de façon à concentrer la théorie en début de session pour que les étudiants aient les informations concernant la calibration et l’utilisation des instruments. Ainsi, dans la deuxième partie de la session, le temps est plutôt consacré aux expériences en laboratoire réalisées par la rotation des équipes d’étudiants sur chaque poste de travail. Ce choix pédagogique est guidé par le coût d’achat énorme des machines et instruments de mesure mais aussi par mon désir de privilégier la diversité des expériences en laboratoire.

Ils sentaient que leur point de vue et leurs appréhensions face à un contenu et aux compétences difficiles à maîtriser seraient traiter en s'impliquant de cette façon dans la création des capsules.Pour certains étudiants, les notions de calibration et d’utilisation des instruments étant partiellement oubliées entre l’explication et l’exécution en laboratoire, je devais trouver une façon simple de réactiver ces connaissances. Or, il est quelque fois difficile de décrire une méthode de travail par un simple texte ou par des photos. Je me suis mis à la recherche de médias plus efficaces pour faire des démonstrations se rapprochant le plus d’une situation réelle de travail.

J’ai donc fait une quinzaine de vidéoclips d'environ une minute chacun. Je les ai mis sur la plateforme en ligne DECclic, reprenant mes explications accompagnées de la démonstration. Aussi, avant chaque laboratoire, les étudiants sont invités à visionner les clips les préparant aux expériences à faire.

Réaction des étudiants

Portant une oreille attentive à leurs besoins, je les ai fait participer à la réalisation et au montage des clips. Pour en faire 15, j’ai mis environ 3 heures au maximum. La capture vidéo s’est faite à partir d’un simple appareil photo numérique. Deux à trois étudiants ont participé à la capture des vidéoclips réalisés durant les deux séances de démonstration de laboratoires, respectivement pour chacun des deux groupes. Par la suite, sous mes suggestions de scénarios et de commentaires à apporter, un étudiant a participé au montage en y ajoutant un titre ou une brève description avant chaque thème traité et ce, en utilisant un logiciel approprié. Ce qui m’a motivé à impliquer les étudiants, c’est le fait qu’ils voient sous un autre œil que celui du professeur les informations et les commentaires importants à retenir.

La motivation des étudiants était palpable lors de la prise de vidéos et pour le montage. Ils sentaient que leur point de vue et leurs appréhensions face à un contenu et aux compétences difficiles à maîtriser seraient traiter en s'impliquant de cette façon dans la création des capsules. Ce fut notamment le cas sur les capsules concernant la calibration et l’utilisation des instruments, en accentuant davantage sur les manipulations plus susceptibles de causer des problèmes lors de leur utilisation dans la réalité. Pour moi, leur participation et leurs commentaires ne faisaient qu’enrichir mes présentations.

Plateforme utilisée

Enfin, j’apprécie DECclic puisqu’il est, entre autres, une aide à mon enseignement par sa disponibilité et sa facilité à supporter différents types de média. Cela le rend efficace et avantageux. Je n’utilise pas seulement DECclic pour les vidéos, mais aussi pour organiser chronologiquement mon cours, semaine par semaine : énoncer la théorie et mettre les exercices pratiques de calcul, les corrigés détaillés des exercices pratiques, les fichiers références format PDF sur l’utilisation des appareils et instruments de mesure, le tableau de référence format PDF sur les cotes et tolérances standards de dimensionnement pour les cônes, la queue d’aronde, le filetage, le bar sinus, etc. Aussi, DECclic me permet de présenter mes fichiers PowerPoint démontrant l’utilisation du logiciel Geopak employé avec une machine à mesurer tridimensionnelle (MMT).

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Une année avec Google (suite) Peut-on enseigner Google ?

mardi 3 juin 2008 par Frédéric Rabat Format imprimable
Mis à jour le : 5/06/2008

Quelles notions info-documentaires envisager ?

Dans un premier temps il me fallait répertorier les caractéristiques de l’objet d’étude, construire le concept « Google » et ses attributs.

Une définition

Partons de la définition de « moteur de recherche » que propose Pascal Duplessis dans son Petit dictionnaire des concepts info-documentaires. Disponible sur le site de Savoirs Cdi.

« Serveur spécialisé permettant l’accès sur le Web à des ressources, à partir de requêtes constituées de mots-clés ou de texte libre et selon différents paramètres. Ce type d’outil de recherche en ligne explore automatiquement et périodiquement les pages web (et non les sites) et les copie sur des serveurs dédiés. A partir de ceux-ci, des logiciels, appelés spiders ou crawlers, procèdent à une indexation sur tous les mots de la page. Ils constituent ainsi un index qui contient des liens vers les pages web répertoriées.

(...) Suite à la requête d’un utilisateur, un logiciel crée alors une page de résultats constituée de la recension de toutes les pages web répondant aux critères de cette requête. Chaque résultat présente le lien vers la page sélectionnée et l’assortit d’extraits situant les mots-clés de la requête dans le contexte de la page ciblée. A ce stade, les moteurs réagissent à nouveau de manières différentes, à partir notamment de la stratégie de présentation des résultats que proposent leurs concepteurs.

(...) Cet ordre d’apparition sur la page de résultats se révèle crucial pour certaines entreprises et secteurs influents (économie, politique, idéologie) et provoque des stratégies de placement plus ou moins répréhensibles (Voir Positionnement payant). Une typologie sommaire des moteurs d’ordonnancement des résultats fait apparaître deux principaux modes de présentation, l’un opérant au moyen d’un indice de popularité, le second par catégorisation des résultats. »

À partir de cette définition je suggère d’établir une liste de notions qui constitueront le noyau de notre projet d’apprentissage. Je propose une segmentation inspirée des trois étapes du traitement de la requête : la collecte de pages, l’indexation, le référencement/positionnement. Ce découpage correspond d’ailleurs aux étapes répertoriées par Marie-Laure Malingre et Alexandre Serres. La collecte des données et la constitution des index sur le site de l’Urfist de Rennes.

On lira également avec grand profit la description d’un stage récent de l’Urfist de Rennes (28 avril 2008), animé par Alexandre Serres et Marie-Laure Malingre, intitulé : « Moteurs de recherche : sortir de Google ». Le support du stage (en .ppt) est très complet.

A partir de cet examen préliminaire j’en déduis que les notions à aborder peuvent se décliner en : page web, serveur de données, formulaire de recherche, mots-clés, chaînes de caractères, recherche en texte intégral, « spider » (robot de collecte), robot d’indexation, calcul de densité, indice de popularité, classement des résultats, positionnement automatique, positionnement payant, économie des moteurs de recherche.

Le dispositif pédagogique

Il restait à imaginer un dispositif capable d’intégrer toutes ces dimensions tout en éveillant la curiosité des élèves (et exercer leur sens critique). Je m’orientais vers une séquence de deux heures en classe de seconde (demi-classe) et commençais l’expérimentation dés le début de l’année.

Les premières séances présentaient le modèle suivant : une progression partant d’un questionnement guidé (« maïeutique ») fait de constats et d’hypothèses destinés à progresser dans la compréhension de l’outil.

Déroulement de la première séance ( pour lire l'article complet)

mercredi 6 juin 2007

From Learning Objects to Learning Impact: An Update on the IMS Global Learning Consortium (ID: ELIWEB076)


From Learning Objects to Learhttp://connect.educause.edu/library/abstract/FromLearningObjectst/39423 ning Impact: An Update on the I...

Title:From Learning Objects to Learning Impact: An Update on the IMS Global Learning Consortium (ID: ELIWEB076)Author(s):Rob Abel (IMS Global Learning Consortium, Inc.)Topics:Learners, Learning, Learning Objects, Teaching, Teaching and LearningOrigin:Web Seminars Contributed by EDUCAUSE (06/04/2007)Type:Presentations/SpeechesAbstract:

In a short 10 years, the Internet may not have "changed everything" as was predicted, but it certainly has impacted approaches to learning and learning facilitation. In this talk, Rob Abel, educational researcher and CEO of the IMS Global Learning Consortium (IMS GLC), provides some insights on what we may have learned from the past 10 years and what it may mean for the next 10 years of learning technology and learning technology standards. Discussion topics will include IMS GLC's new focus on innovation, adoption, and, most important, learning impact. This talk will draw from the latest IMS GLC research in the satisfaction and use of learning technology in the U.S. higher education segment, indicating trends in digital content and learning platforms, and the most recent Learning Impact Awards.

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lundi 28 mai 2007

Le projet Logistic

Bulletin Clic - Le projet LogisTIC : une expérimentation tec...

Le projet LogisTIC : une expérimentation technopédagogique Version Imprimable  Version imprimable


Geneviève Lizée, professeure de Techniques de logistique et transport  (Cégep de Drummondville)

recitgenevieve_lizeePerspective de départ

Certaines offres de formation technique risquent d'être remises en cause en raison de leur désaffection sans cesse croissante. Cette situation révèle de plus en plus l'existence de petits groupes d'étudiants en formation technique dans les cégeps. Le programme de Techniques de logistique et transport ne fait pas exception.

Dans le but d’assurer la viabilité et la vitalité de la formation technique dans des programmes à faible clientèle, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport et la Fédération des cégeps se sont tournés vers l'expertise du CEFRIO (Centre francophone d’informatisation des organisations) pour mener le projet Cégeps en réseau, qui permettra d’examiner les avenues les plus prometteuses liées au développement de la mise en réseau des établissements aux prises avec les mêmes problématiques.

Dans cette foulée, les cégeps de Trois-Rivières, de Lévis-Lauzon et de Drummondville sont heureux de participer, depuis janvier 2006, à une démarche d’expérimentation technopédagogique dans le cadre du projet LogisTIC du CEFRIO – Cégeps en réseau.

Outils technologiques

Formation, initiation, familiarisation étaient au rendez-vous, dès le début du projet, pour permettre aux six enseignants, avec chacun leurs propres bagage et niveau d’utilisation des TIC, de s’approprier les outils de télécollaboration. Se sont succédées, tout à tour, des formations pour l’utilisation de DECclic, VIA et la «Fenêtre de télé-présence».

Ces différentes plateformes de communication et d’échanges ont été utilisées sur une base régulière par l’équipe LogisTIC et, au printemps, les enseignants ont procédé à un transfert de connaissances vers leurs groupes d’étudiants, pour simuler et expérimenter un premier contexte d’apprentissage et de collaboration virtuelle.

L’appropriation de ces technologies pour un usage pédagogique dans nos groupes/cours est, quant à elle, une étape importante en temps et en effort individuel. Chacun de nous doit investir un très grand nombre d’heures avant de maîtriser ces TIC et de les introduire dans son enseignement. Je fais référence au développement et à l’adaptation de matériels pédagogiques sur support technologique, et à l’introduction de nouvelles pratiques pédagogiques pour soutenir, encadrer et motiver les étudiants, dans ce nouveau contexte d’apprentissage.


Activités technopédagogiques

Le 28 avril 2006 s'est tenue la première activité du projet LogisTIC. Les élèves des cégeps de Trois-Rivières, de Lévis-Lauzon et de Drummondville se sont rencontrés en «distanciel» en utilisant la Fenêtre de téléprésence et la plateforme VIA. L'activité portait sur l’analyse d’un poste de tarificateur dans trois entreprises de transport, chacune intervenant dans un champ distinct. Chacun des collèges a produit une entrevue vidéo, à partir d’une grille commune d’entrevue, visant à caractériser le poste. Au terme de chaque entrevue, les élèves des deux autres collèges devaient répondre à des questions portant sur le travail du tarificateur. Les défis techniques de cette première expérience étaient de taille, et c'est sans problème que cette activité d'apprentissage, d'une durée de trois heures, s'est déroulée.

Lors de l'évaluation de la première activité, l’intérêt que les élèves ont manifesté était palpable. Ils souhaitaient cependant occuper une plus grande place dans la réalisation des prochaines activités. Les orientations pour la session d’automne étaient donc données en vue d’accroître les échanges professionnels et la collaboration entre les étudiants tout en offrant des activités pédagogiques de qualité en termes de diversité et de richesse.

Pour la session d’automne 2006, l’accent est mis sur le travail collaboratif entre étudiants et la recherche de situations technopédagogiques qui les rendent actifs dans leurs apprentissages. Nous avons expérimenté de nouvelles activités de télécollaboration, en équipe intercollégiale, comme des Mots entrecroisés (CCDMD) sur le thème de la logistique et du transport (1re et 2e année), un quiz sur l’arrimage des marchandises (2e année) et la rédaction d’un questionnaire d’entrevue (3e année). Les étudiants réussissent à franchir la barrière de la distance, malgré les quelques infidélités de la technologie, et apprécient côtoyer de nouveaux collègues.


Une équipe multidisciplinaire

Briser l’isolement en favorisant les échanges professionnels entre les enseignants de différents cégeps offrant le même programme, est un des objectifs de ce projet. Dans les faits, cette démarche de collaboration avec les autres collèges se révèle très enrichissante (partage d’expériences de classe, d’expertises, de réseaux de contacts, de matériel pédagogique, etc.). Les retombées sont bien plus grandes que les obstacles associés au travail d’équipe (relation humaine, communication, leadership, etc.).

Jusqu’à présent, le succès du projet LogisTIC repose sur l’implication de tous les intervenants que compose cette grande équipe multidisciplinaire formée d’enseignants, de conseillers pédagogiques, des services informatiques et des directions de chacun des collèges.

Bref, l'esprit d'équipe est à souligner et les prochains mois s'annoncent fertiles sur le plan pédagogique. C'est une histoire à suivre... spirale_profweb