Une étude universitaire sur le décrochage et la persévérance liant stress et échec . Il était temps...(JMR)3 février 2009
Isabelle Huard
Quels sont les facteurs qui permettent de prédire l'engagement et la persévérance des étudiantes et étudiants inscrits dans des parcours universitaires innovants? Une équipe du Centre d'études et de recherche en enseignement supérieur (CERES) tente de répondre à cette vaste question grâce à une subvention de trois ans du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.
À la lumière des résultats obtenus pour les deux premières années, il appert que l'attitude face au stress et la perception de l'étudiant du contexte professionnel au sein duquel il évolue comptent parmi les facteurs de réussite."
Lire l'article complet sur le site de l'Université de Sherbrooke
Aux hasards de mes pérégrinations je trouve souvent des sites pouvant intéresser les profs sans qu'ils aient pour thème la techno. Je les déposerai dorénavant ici. Vous les lirez peut être. Vous les commenterez si ça vous tante. Libre à vous. JMR
mardi 24 février 2009
lundi 29 décembre 2008
Libre opinion - Universités : évitons la médiocrité et la confusion
(L'article original est disponible sur Euréka en cherchant au titre ou à l'auteur JMR)
David Graham, Vice-recteur exécutif aux affaires académiques, université Concordia
Édition du jeudi 18 décembre 2008
Mots clés : excellence, médiocrité, Université, Éducation, Canada (Pays)
Le Canada possède le plus haut pourcentage de jeunes adultes scolarisés au monde, et cette proportion ne cesse d'augmenter. Sa remarquable capacité à accroître le taux de participation des jeunes aux études supérieures est de très bon augure pour sa compétitivité à l'échelle internationale, alors que l'économie du savoir occupe de plus en plus l'avant-scène et risque de faire passer au second plan les forces traditionnelles du pays dans le domaine de l'industrie manufacturière et certains secteurs de l'économie primaire.
Cette situation contraste avec les tendances en enseignement postsecondaire aux États-Unis. Un récent rapport du National Center for Public Policy and Higher Education brosse un portrait sombre. En effet, le pourcentage de jeunes fortement scolarisés apparaît aujourd'hui plus faible que celui de leurs aînés, faisant ainsi planer le spectre d'une main-d'oeuvre américaine qui perd du terrain par rapport aux autres pays hautement industrialisés. Les frais de scolarité des collèges ont augmenté beaucoup plus vite que les prix en général, et les études collégiales sont sur le point de devenir inabordables, sauf pour une minorité bien nantie.
Qu'en est-il du Québec? Principalement en raison des droits de scolarité artificiellement bas, les études universitaires y constituent une véritable aubaine. Bien qu'elles soient encore reconnues pour leur qualité, elles risquent aujourd'hui de se transformer en «braderie du savoir».
Le sous-financement chronique des universités québécoises cause des dégradations cumulatives dangereuses. Malgré les efforts déployés pour améliorer leur infrastructure, les ressources documentaires et les services aux étudiants, nos universités demeurent, pour la plupart, les parents pauvres des établissements d'enseignement supérieur canadiens. Elles éprouvent déjà beaucoup de difficulté à attirer des professeurs compétents en raison de la faiblesse des salaires, et le problème s'accentue chaque jour.
En quoi cet enjeu intéresse-t-il les Québécois et Québécoises? Nos universités ont tout le potentiel voulu pour jouer un rôle de leaders mondiaux en matière d'enseignement et de recherche. En Amérique du Nord, Montréal rivalise maintenant avec Boston du point de vue de la proportion de professeurs et d'étudiants postsecondaires qu'elles accueillent. Nous faisons l'envie du monde entier pour ce qui est de l'accessibilité aux études et des perspectives que nous offrons. Nous attirons également dans nos principales universités de brillants étudiants des quatre coins de la planète, comme Liliane Chamas, étudiante à l'Université Concordia et récipiendaire d'une bourse Rhodes.
À l'heure où les gouvernements fédéral et provincial s'apprêtent à affronter d'énormes défis économiques, nous avons une occasion unique de réinvestir dans l'éducation et de reconnaître que les activités d'enseignement et de recherche menées dans les universités québécoises participent à court et à long termes à la croissance de l'économie canadienne. Nous devons trouver pour nos universités des solutions de financement qui les placeront sur un pied d'égalité avec celles du reste du Canada et leur permettront de contribuer pleinement au développement mondial. Cette responsabilité, nous l'avons non seulement envers nous-mêmes, mais aussi envers nos enfants et nos petits-enfants.
David Graham, Vice-recteur exécutif aux affaires académiques, université Concordia
Édition du jeudi 18 décembre 2008
Mots clés : excellence, médiocrité, Université, Éducation, Canada (Pays)
Le Canada possède le plus haut pourcentage de jeunes adultes scolarisés au monde, et cette proportion ne cesse d'augmenter. Sa remarquable capacité à accroître le taux de participation des jeunes aux études supérieures est de très bon augure pour sa compétitivité à l'échelle internationale, alors que l'économie du savoir occupe de plus en plus l'avant-scène et risque de faire passer au second plan les forces traditionnelles du pays dans le domaine de l'industrie manufacturière et certains secteurs de l'économie primaire.
Cette situation contraste avec les tendances en enseignement postsecondaire aux États-Unis. Un récent rapport du National Center for Public Policy and Higher Education brosse un portrait sombre. En effet, le pourcentage de jeunes fortement scolarisés apparaît aujourd'hui plus faible que celui de leurs aînés, faisant ainsi planer le spectre d'une main-d'oeuvre américaine qui perd du terrain par rapport aux autres pays hautement industrialisés. Les frais de scolarité des collèges ont augmenté beaucoup plus vite que les prix en général, et les études collégiales sont sur le point de devenir inabordables, sauf pour une minorité bien nantie.
Qu'en est-il du Québec? Principalement en raison des droits de scolarité artificiellement bas, les études universitaires y constituent une véritable aubaine. Bien qu'elles soient encore reconnues pour leur qualité, elles risquent aujourd'hui de se transformer en «braderie du savoir».
Le sous-financement chronique des universités québécoises cause des dégradations cumulatives dangereuses. Malgré les efforts déployés pour améliorer leur infrastructure, les ressources documentaires et les services aux étudiants, nos universités demeurent, pour la plupart, les parents pauvres des établissements d'enseignement supérieur canadiens. Elles éprouvent déjà beaucoup de difficulté à attirer des professeurs compétents en raison de la faiblesse des salaires, et le problème s'accentue chaque jour.
En quoi cet enjeu intéresse-t-il les Québécois et Québécoises? Nos universités ont tout le potentiel voulu pour jouer un rôle de leaders mondiaux en matière d'enseignement et de recherche. En Amérique du Nord, Montréal rivalise maintenant avec Boston du point de vue de la proportion de professeurs et d'étudiants postsecondaires qu'elles accueillent. Nous faisons l'envie du monde entier pour ce qui est de l'accessibilité aux études et des perspectives que nous offrons. Nous attirons également dans nos principales universités de brillants étudiants des quatre coins de la planète, comme Liliane Chamas, étudiante à l'Université Concordia et récipiendaire d'une bourse Rhodes.
À l'heure où les gouvernements fédéral et provincial s'apprêtent à affronter d'énormes défis économiques, nous avons une occasion unique de réinvestir dans l'éducation et de reconnaître que les activités d'enseignement et de recherche menées dans les universités québécoises participent à court et à long termes à la croissance de l'économie canadienne. Nous devons trouver pour nos universités des solutions de financement qui les placeront sur un pied d'égalité avec celles du reste du Canada et leur permettront de contribuer pleinement au développement mondial. Cette responsabilité, nous l'avons non seulement envers nous-mêmes, mais aussi envers nos enfants et nos petits-enfants.
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mardi 16 décembre 2008
Educatrends - Le Blog de Marc Drillech: Quelle éducation pour nous préparer à la société de la connaissance ?
Posté le 27 octobre 2008
Dans la rubrique Education | Commentaires (0)
"Un peu plus d’éthique dans les formations ?
Marc Drillech, en charge du marketing, de la communication et de la relation avec les médias pour le groupe Ionis, s’est fait applaudir de la salle en faisant remarquer que désormais tout le monde – les entreprises, les établissements d’enseignement supérieur, etc.- se voulait « éthique » : « Notre société est particulièrement hypocrite dans ce domaine. Concernant la crise financière, si la finalité du projet économique avait été partagée, nous n’aurions pas assisté à ces dérives ».
« A partir du moment où la connaissance n’a pas d’autre sens qu’accroître un bonus, comme c’est le cas du monde des finances par exemple, alors on arrive à des situations comme celle que nous connaissons aujourd’hui, a enchéri Axel Kahn. Si un jeune ne peut dire vers quel objectif il va, alors il y aura forcément des dérapages. L’université dont je rêve doit apporter le savoir sur la nature des choses mais aussi donner les modalités de l’action ».
Changer de paradigme dans le secondaire
D’après Marc Drillech, le système éducatif est aussi fautif. « Le secondaire en France est tout le contraire de l’esprit critique. C’est le conformisme même, l’absence de travail en équipe, or le travail en équipe est essentiel dans une entreprise… Le secondaire est la pierre angulaire du système éducatif, la réforme de l’éducation passe par là sinon nous n’arriverons à rien. D’autant que les entreprises consacrent très peu de temps à la formation, et enfoncent souvent les salariés dans leurs tâches quotidiennes… Il faut décréter un plan Marshall pour l’éducation »."
Le reste du compte-rendu de la conférence que j'ai donnée avec Axel Kahn (université Paris Descartes), Marc Luyckx (philosophe), Bernard Ramanantsoa (DG groupe HEC) et Dominique Thys (administrateur délégué à la direction générale de la Maif) est sur le site EducPros.fr. Merci à la journaliste Maëlle Flot pour ce travail de synthèse.
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"Un peu plus d’éthique dans les formations ?
Marc Drillech, en charge du marketing, de la communication et de la relation avec les médias pour le groupe Ionis, s’est fait applaudir de la salle en faisant remarquer que désormais tout le monde – les entreprises, les établissements d’enseignement supérieur, etc.- se voulait « éthique » : « Notre société est particulièrement hypocrite dans ce domaine. Concernant la crise financière, si la finalité du projet économique avait été partagée, nous n’aurions pas assisté à ces dérives ».
« A partir du moment où la connaissance n’a pas d’autre sens qu’accroître un bonus, comme c’est le cas du monde des finances par exemple, alors on arrive à des situations comme celle que nous connaissons aujourd’hui, a enchéri Axel Kahn. Si un jeune ne peut dire vers quel objectif il va, alors il y aura forcément des dérapages. L’université dont je rêve doit apporter le savoir sur la nature des choses mais aussi donner les modalités de l’action ».
Changer de paradigme dans le secondaire
D’après Marc Drillech, le système éducatif est aussi fautif. « Le secondaire en France est tout le contraire de l’esprit critique. C’est le conformisme même, l’absence de travail en équipe, or le travail en équipe est essentiel dans une entreprise… Le secondaire est la pierre angulaire du système éducatif, la réforme de l’éducation passe par là sinon nous n’arriverons à rien. D’autant que les entreprises consacrent très peu de temps à la formation, et enfoncent souvent les salariés dans leurs tâches quotidiennes… Il faut décréter un plan Marshall pour l’éducation »."
Le reste du compte-rendu de la conférence que j'ai donnée avec Axel Kahn (université Paris Descartes), Marc Luyckx (philosophe), Bernard Ramanantsoa (DG groupe HEC) et Dominique Thys (administrateur délégué à la direction générale de la Maif) est sur le site EducPros.fr. Merci à la journaliste Maëlle Flot pour ce travail de synthèse.
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éthyque,
formation,
société de la connaissance
Quelle éducation pour nous préparer à la société de la connaissance ?
Educatrends - Le Blog de Marc Drillech–
Posté le 27 octobre 2008
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"Un peu plus d’éthique dans les formations ?
Marc Drillech, en charge du marketing, de la communication et de la relation avec les médias pour le groupe Ionis, s’est fait applaudir de la salle en faisant remarquer que désormais tout le monde les entreprises, les établissements d’enseignement supérieur, etc.- se voulait « éthique » : « Notre société est particulièrement hypocrite dans ce domaine. Concernant la crise financière, si la finalité du projet économique avait été partagée, nous n’aurions pas assisté à ces dérives ».
« A partir du moment où la connaissance n’a pas d’autre sens qu’accroître un bonus, comme c’est le cas du monde des finances par exemple, alors on arrive à des situations comme celle que nous connaissons aujourd’hui, a enchéri Axel Kahn. Si un jeune ne peut dire vers quel objectif il va, alors il y aura forcément des dérapages. L’université dont je rêve doit apporter le savoir sur la nature des choses mais aussi donner les modalités de l’action ».
Changer de paradigme dans le secondaire
D’après Marc Drillech, le système éducatif est aussi fautif. « Le secondaire en France est tout le contraire de l’esprit critique. C’est le conformisme même, l’absence de travail en équipe, or le travail en équipe est essentiel dans une entreprise… Le secondaire est la pierre angulaire du système éducatif, la réforme de l’éducation passe par là sinon nous n’arriverons à rien. D’autant que les entreprises consacrent très peu de temps à la formation, et enfoncent souvent les salariés dans leurs tâches quotidiennes… Il faut décréter un plan Marshall pour l’éducation »."
Le reste du compte-rendu de la conférence que j'ai donnée avec Axel Kahn (université Paris Descartes), Marc Luyckx (philosophe), Bernard Ramanantsoa (DG groupe HEC) et Dominique Thys (administrateur délégué à la direction générale de la Maif) est sur le site EducPros.fr. Merci à la journaliste Maëlle Flot pour ce travail de synthèse.
Posté le 27 octobre 2008
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"Un peu plus d’éthique dans les formations ?
Marc Drillech, en charge du marketing, de la communication et de la relation avec les médias pour le groupe Ionis, s’est fait applaudir de la salle en faisant remarquer que désormais tout le monde les entreprises, les établissements d’enseignement supérieur, etc.- se voulait « éthique » : « Notre société est particulièrement hypocrite dans ce domaine. Concernant la crise financière, si la finalité du projet économique avait été partagée, nous n’aurions pas assisté à ces dérives ».
« A partir du moment où la connaissance n’a pas d’autre sens qu’accroître un bonus, comme c’est le cas du monde des finances par exemple, alors on arrive à des situations comme celle que nous connaissons aujourd’hui, a enchéri Axel Kahn. Si un jeune ne peut dire vers quel objectif il va, alors il y aura forcément des dérapages. L’université dont je rêve doit apporter le savoir sur la nature des choses mais aussi donner les modalités de l’action ».
Changer de paradigme dans le secondaire
D’après Marc Drillech, le système éducatif est aussi fautif. « Le secondaire en France est tout le contraire de l’esprit critique. C’est le conformisme même, l’absence de travail en équipe, or le travail en équipe est essentiel dans une entreprise… Le secondaire est la pierre angulaire du système éducatif, la réforme de l’éducation passe par là sinon nous n’arriverons à rien. D’autant que les entreprises consacrent très peu de temps à la formation, et enfoncent souvent les salariés dans leurs tâches quotidiennes… Il faut décréter un plan Marshall pour l’éducation »."
Le reste du compte-rendu de la conférence que j'ai donnée avec Axel Kahn (université Paris Descartes), Marc Luyckx (philosophe), Bernard Ramanantsoa (DG groupe HEC) et Dominique Thys (administrateur délégué à la direction générale de la Maif) est sur le site EducPros.fr. Merci à la journaliste Maëlle Flot pour ce travail de synthèse.
"Le prochain ministre de l'Education doit s'attaquer au décrochage scolaire de façon urgente" - Réjean Parent, président de la CSQ
MONTREAL, le 16 déc. /CNW Telbec/ - La Centrale des syndicats du Québec
(CSQ) s'inquiète de l'augmentation du taux de décrochage scolaire rendue
publique par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) à l'occasion de la
présentation des données 2006-2007 sur le décrochage scolaire au Québec. Le
Québec se classe ainsi au 9e rang des dix provinces canadiennes ayant le plus
haut taux de décrochage dans la période comprise entre 2003 et 2006. En 2007,
un élève sur quatre a abandonné ses études secondaires, c'est-à-dire un garçon
sur trois et une fille sur cinq qui n'obtiendront pas leur diplôme secondaire.
"C'est extrêmement préoccupant et troublant. Il est urgent que le prochain
ministre de l'Education fasse du décrochage scolaire une priorité et s'y
attaque sans plus tarder", affirme le président de la CSQ, Réjean Parent.
Un portrait inquiétant du décrochage scolaire
En fait, entre 2006 et 2007, le taux de décrochage est passé de 24,2 % à
25,3 % dans l'ensemble du Québec. Cette moyenne cache une réalité fort
préoccupante, à savoir que certaines régions sont touchées de plein fouet par
cette augmentation du décrochage scolaire. C'est le cas pour les régions de la
Gaspésie - Iles-de-la-Madeleine (+ 4,8 %), de l'Abitibi-Témiscamingue (+4,7
%), de la Côte-Nord (+3,3 %), du Saguenay - Lac-Saint-Jean (+3,1 %) et du
Centre-du-Québec (+3,0 %). D'autres régions tirent beaucoup mieux leur épingle
du jeu soit le Nord-du-Québec (- 2,8 %), Chaudière-Appalaches (- 2,0 %) et
Laval (- 1,4 %) qui enregistrent une diminution de leur taux de décrochage
scolaire.
Le décrochage des garçons
La moyenne du décrochage scolaire pour 2006-2007 cache encore une autre
réalité. Dans certaines régions, les garçons ont enregistré des hausses très
importantes du décrochage scolaire comme c'est le cas dans les régions de la
Gaspésie - Iles-de-la-Madeleine (+8,1 %), la Côte-Nord (+8,1 %), le Saguenay -
Lac-Saint-Jean (+5,0 %) et l'Abitibi-Témiscamingue (+4,3 %). Dans trois
régions, les garçons ont fait des gains comme dans le Nord-du-Québec (- 4,9
%), Chaudière-Appalaches (- 3,9 %) et Laval (- 2,2 %). Quoique touchées moins
durement, les filles enregistrent tout de même un recul dans certaines régions
comme en Abitibi-Témiscamingue (+ 4,3 %), dans le Centre-du-Québec (+ 4,1 %)
et dans Lanaudière (+ 3,3 %).
Le décrochage dans d'autres secteurs
Le phénomène touche d'autres secteurs ou ordre d'enseignement. Par
exemple, à l'éducation aux adultes, quatre jeunes sur dix de moins de 20 ans
ne terminent pas leurs études avec un diplôme en poche par manque de soutien
convenable. A la formation professionnelle, un élève sur trois abandonne avant
d'obtenir son diplôme. Au collégial, près d'une étudiante et d'un étudiant sur
quatre et un sur cinq à l'université, abandonnent leurs études.
Agir tôt et ensemble pour contrer le décrochage scolaire
A quelques heures de la nomination du prochain titulaire du ministère de
l'Education, le président de la CSQ lance un cri d'alarme. "Il faut agir de
manière prioritaire, et ce, dès les premières années de la vie des enfants, si
l'on veut augmenter leurs chances de réussite éducative. L'intervention
précoce et intensive, soutenue particulièrement par du personnel professionnel
et de soutien en nombre suffisant, demeure encore aujourd'hui un moyen
privilégié pour assurer la réussite éducative des jeunes, notamment ceux
provenant de milieux défavorisés. De plus, l'alphabétisation des adultes
faiblement scolarisés vivant avec des enfants constitue un autre moyen fort
important pour aider les jeunes dans les débuts de leur scolarité", ajoute
Réjean Parent.
Cinq grands axes d'intervention doivent être prioritaires pour la CSQ :
<<
1. Agir tôt, avant et au début de la scolarisation, notamment en milieu
défavorisé;
2. Assurer de meilleures conditions d'apprentissage pour les jeunes et
les adultes en formation dans les établissements d'enseignement;
3. Favoriser la mixité sociale et scolaire à tous les ordres
d'enseignement;
4. Favoriser l'accessibilité et la persévérance à la formation
professionnelle et technique ainsi qu'aux études supérieures;
5. Améliorer les conditions d'exercice du personnel de l'éducation,
notamment en reconnaissant et en valorisant son travail.
>>
"Les ministres se succèdent et le taux de décrochage augmente. A quand un
ministre de l'Education qui s'attardera réellement à cette problématique ?
C'est l'avenir de nos jeunes qui est en jeu", conclut le président de la CSQ.
Profil de la CSQ
La CSQ représente quelque 160 000 membres, dont plus de 100 000 dans le
secteur public. Elle est l'organisation syndicale la plus importante en
éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la
santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des
loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.
Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse CSQ, Cell.:
(514) 235-5082, perreault.marjolaine@csq.qc.net
(CSQ) s'inquiète de l'augmentation du taux de décrochage scolaire rendue
publique par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) à l'occasion de la
présentation des données 2006-2007 sur le décrochage scolaire au Québec. Le
Québec se classe ainsi au 9e rang des dix provinces canadiennes ayant le plus
haut taux de décrochage dans la période comprise entre 2003 et 2006. En 2007,
un élève sur quatre a abandonné ses études secondaires, c'est-à-dire un garçon
sur trois et une fille sur cinq qui n'obtiendront pas leur diplôme secondaire.
"C'est extrêmement préoccupant et troublant. Il est urgent que le prochain
ministre de l'Education fasse du décrochage scolaire une priorité et s'y
attaque sans plus tarder", affirme le président de la CSQ, Réjean Parent.
Un portrait inquiétant du décrochage scolaire
En fait, entre 2006 et 2007, le taux de décrochage est passé de 24,2 % à
25,3 % dans l'ensemble du Québec. Cette moyenne cache une réalité fort
préoccupante, à savoir que certaines régions sont touchées de plein fouet par
cette augmentation du décrochage scolaire. C'est le cas pour les régions de la
Gaspésie - Iles-de-la-Madeleine (+ 4,8 %), de l'Abitibi-Témiscamingue (+4,7
%), de la Côte-Nord (+3,3 %), du Saguenay - Lac-Saint-Jean (+3,1 %) et du
Centre-du-Québec (+3,0 %). D'autres régions tirent beaucoup mieux leur épingle
du jeu soit le Nord-du-Québec (- 2,8 %), Chaudière-Appalaches (- 2,0 %) et
Laval (- 1,4 %) qui enregistrent une diminution de leur taux de décrochage
scolaire.
Le décrochage des garçons
La moyenne du décrochage scolaire pour 2006-2007 cache encore une autre
réalité. Dans certaines régions, les garçons ont enregistré des hausses très
importantes du décrochage scolaire comme c'est le cas dans les régions de la
Gaspésie - Iles-de-la-Madeleine (+8,1 %), la Côte-Nord (+8,1 %), le Saguenay -
Lac-Saint-Jean (+5,0 %) et l'Abitibi-Témiscamingue (+4,3 %). Dans trois
régions, les garçons ont fait des gains comme dans le Nord-du-Québec (- 4,9
%), Chaudière-Appalaches (- 3,9 %) et Laval (- 2,2 %). Quoique touchées moins
durement, les filles enregistrent tout de même un recul dans certaines régions
comme en Abitibi-Témiscamingue (+ 4,3 %), dans le Centre-du-Québec (+ 4,1 %)
et dans Lanaudière (+ 3,3 %).
Le décrochage dans d'autres secteurs
Le phénomène touche d'autres secteurs ou ordre d'enseignement. Par
exemple, à l'éducation aux adultes, quatre jeunes sur dix de moins de 20 ans
ne terminent pas leurs études avec un diplôme en poche par manque de soutien
convenable. A la formation professionnelle, un élève sur trois abandonne avant
d'obtenir son diplôme. Au collégial, près d'une étudiante et d'un étudiant sur
quatre et un sur cinq à l'université, abandonnent leurs études.
Agir tôt et ensemble pour contrer le décrochage scolaire
A quelques heures de la nomination du prochain titulaire du ministère de
l'Education, le président de la CSQ lance un cri d'alarme. "Il faut agir de
manière prioritaire, et ce, dès les premières années de la vie des enfants, si
l'on veut augmenter leurs chances de réussite éducative. L'intervention
précoce et intensive, soutenue particulièrement par du personnel professionnel
et de soutien en nombre suffisant, demeure encore aujourd'hui un moyen
privilégié pour assurer la réussite éducative des jeunes, notamment ceux
provenant de milieux défavorisés. De plus, l'alphabétisation des adultes
faiblement scolarisés vivant avec des enfants constitue un autre moyen fort
important pour aider les jeunes dans les débuts de leur scolarité", ajoute
Réjean Parent.
Cinq grands axes d'intervention doivent être prioritaires pour la CSQ :
<<
1. Agir tôt, avant et au début de la scolarisation, notamment en milieu
défavorisé;
2. Assurer de meilleures conditions d'apprentissage pour les jeunes et
les adultes en formation dans les établissements d'enseignement;
3. Favoriser la mixité sociale et scolaire à tous les ordres
d'enseignement;
4. Favoriser l'accessibilité et la persévérance à la formation
professionnelle et technique ainsi qu'aux études supérieures;
5. Améliorer les conditions d'exercice du personnel de l'éducation,
notamment en reconnaissant et en valorisant son travail.
>>
"Les ministres se succèdent et le taux de décrochage augmente. A quand un
ministre de l'Education qui s'attardera réellement à cette problématique ?
C'est l'avenir de nos jeunes qui est en jeu", conclut le président de la CSQ.
Profil de la CSQ
La CSQ représente quelque 160 000 membres, dont plus de 100 000 dans le
secteur public. Elle est l'organisation syndicale la plus importante en
éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la
santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des
loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.
Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse CSQ, Cell.:
(514) 235-5082, perreault.marjolaine@csq.qc.net
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secondaire
vendredi 14 novembre 2008
Premier Forum mondial de l’éducation et de la formation tout au long de la vie : 28 - 29 octobre 2008
Ce premier Forum a pour objectif d’interroger les systèmes d’éducation et de formation tout au long de la vie et de valoriser les pratiques innovantes dans différentes régions du monde alors que les enjeux de la compétence sont au cœur des logiques concurrentielles entre les continents.
Les transformations récentes des acteurs et systèmes d’éducation et de formation, liées à des mutations culturelles, économiques, politiques, sociétales et technologiques profondes, accompagnent le développement sous toutes ses formes, aussi bien en ce qui concerne les politiques publiques et les stratégies d’entreprises que les dynamiques individuelles et collectives. Dans de multiples jeux de force, l’éducation et la formation sont elles-mêmes en constant changement.
Ce forum s’adresse aux élus, responsables d’administration, chefs d’entreprises, formateurs, enseignants et chercheurs. Il bénéficie de nombreux soutiens dont ceux de Ján FIGEL’, Commissaire européen pour l’éducation, la formation, la"
Les transformations récentes des acteurs et systèmes d’éducation et de formation, liées à des mutations culturelles, économiques, politiques, sociétales et technologiques profondes, accompagnent le développement sous toutes ses formes, aussi bien en ce qui concerne les politiques publiques et les stratégies d’entreprises que les dynamiques individuelles et collectives. Dans de multiples jeux de force, l’éducation et la formation sont elles-mêmes en constant changement.
Ce forum s’adresse aux élus, responsables d’administration, chefs d’entreprises, formateurs, enseignants et chercheurs. Il bénéficie de nombreux soutiens dont ceux de Ján FIGEL’, Commissaire européen pour l’éducation, la formation, la"
lundi 3 novembre 2008
La pénurie de diplômés conduit à une guerre de la matière grise - Planète - Le Monde.fr
Après la fuite des cerveaux, la guerre de la matière grise ? Cette perspective, agitée par le directeur adjoint de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) pour l'éducation, n'a rien d'invraisemblable. En postface d'un numéro de la revue Formation Emploi du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq) consacré à cette thématique, Bernard Hugonnier écrit ainsi que, face à la globalisation, "la question est de savoir si (...) la demande accrue de cerveaux à laquelle on peut s'attendre dans le monde sera satisfaite ou non par une production de capital humain en proportion. Tout conduit à en douter". Les pénuries qui frappent déjà certaines professions - les enseignants en Allemagne ou le manque de personnels de santé aux Etats-Unis par exemple - en sont les signes avant-coureurs.
SUR LE MÊME SUJET
Eclairage Un tiers des 250 000 médecins exerçant au Royaume-Uni n'ont pas été formés dans ce pays
Chiffres
11,3 % : part de la force de travail mondiale ayant une formation supérieure.
21 millions : nombre d'immigrés "hautement qualifiés" - ayant reçu une instruction au moins égale ou supérieure à 13 ans - dans les pays de l'OCDE.
Montée en puissance : la part des personnes "hautement qualifiées" dans le stock des émigrés est passée, entre 1990 et 2000, de 29,8 % à 34,6 %.
Concentration géographique : plus de 85 % de ces migrants vivent dans l'un des six pays principaux d'immigration - Etat-Unis, Russie, Allemagne, Ukraine, France, Arabie saoudite (2005). La moitié a choisi les Etats-Unis.
Sources : Banque mondiale, ONU.
Le fait que la santé et l'éducation figurent au premier rang des secteurs concernés ne doit rien au hasard. A la différence des centres d'appel que l'on peut délocaliser, ces services à "forte densité en capital humain, avec jusqu'ici de faibles gains de productivité potentiels", ne sont pas "échangeables". La "présence physique" des médecins et des professeurs est nécessaire sur le territoire, rappelle, dans le même numéro, l'économiste Annie Vinokur, soulignant à quel point les pays organisent la pénurie dans ces secteurs.
C'est ainsi que le Royaume-Uni a opté pendant des années, et jusqu'à un revirement récent, pour la venue massive de médecins étrangers. De même, les Etats-Unis, qui ont identifié un fort besoin en personnels de santé, n'ont pas envisagé de plan de formation massif de ces personnels. Ces fuites peuvent devenir, à l'échelle d'une région, un "jeu de chaises musicales" entre les pays, poursuit Mme Vinokur, évoquant le cas des médecins d'Afrique du Sud, partis vers les pays anglo-saxons et remplacés, dans les zones rurales, par des homologues "importés" des pays voisins.
Les pays les plus petits et les plus pauvres sont déjà les grands perdants de cette situation. Ainsi, le "taux d'émigration qualifiée" peut varier de "moins de 5 % dans les pays émergents à larges stocks, comme l'Indonésie, l'Inde, la Chine ou le Brésil, à plus de 50 % dans plusieurs pays d'Afrique subsaharienne, voire plus de 80 % dans des îles comme la Jamaïque, Haïti ou la Grenade".
Ces mouvements s'établissent dans un contexte d'un grand déséquilibre en matière d'investissement éducatif. Quand les pays développés affichent un taux de participation à l'enseignement supérieur proche de 50 %, les pays en voie de développement sont à moins de 10 %. Quand "l'élite scolaire" des pays de l'OCDE - c'est-à-dire le pourcentage des élèves atteignant à 15 ans les meilleurs niveaux de compétence en culture scientifique - est évaluée à 8,8 % des élèves, celle des pays en voie de développement ne dépasse pas 4 %.
Compte tenu du coût très élevé de la formation d'un diplômé, il y a peu de chances que les déséquilibres se résorbent. Vingt ans d'études représentent une dépense de près de 150 000 dollars (chiffre OCDE, 2004) par personne, une dépense à laquelle pays riches et pauvres ont tendance à rechigner. Un jeu "perdant-perdant" s'installe, au terme duquel "le pays qui exporte du capital humain, au vu des sommes investies et perdues, aura tendance à moins investir dans l'éducation tandis que le pays importateur aura naturellement tendance à faire de même puisqu'il peut compter sur l'investissement des autres pays", résume M. Hugonnier. Car le spectre d'une "guerre des cerveaux" se nourrit d'abord et avant tout d'un trop faible investissement des pays les plus riches dans l'éducation.
Maintenant que "le braconnage agressif des talents est devenu la règle", selon la formule d'Annie Vinokur, des solutions de compensation sont-elles envisageables ? Peut-on imaginer un "mercato" mondial des personnes hautement qualifiées, à l'image de celui des transferts de joueurs de football ? S'inspirer d'un tel modèle pourrait "justifier une augmentation de l'aide publique au développement, calculée à l'aune du nombre des expatriés par rapport au marché du travail du pays d'origine", propose Bernard Hugonnier. Autre idée avancée par l'expert : taxer "en proportion" les entreprises utilisant ces personnels.
Brigitte Perucca
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Eclairage Un tiers des 250 000 médecins exerçant au Royaume-Uni n'ont pas été formés dans ce pays
Chiffres
11,3 % : part de la force de travail mondiale ayant une formation supérieure.
21 millions : nombre d'immigrés "hautement qualifiés" - ayant reçu une instruction au moins égale ou supérieure à 13 ans - dans les pays de l'OCDE.
Montée en puissance : la part des personnes "hautement qualifiées" dans le stock des émigrés est passée, entre 1990 et 2000, de 29,8 % à 34,6 %.
Concentration géographique : plus de 85 % de ces migrants vivent dans l'un des six pays principaux d'immigration - Etat-Unis, Russie, Allemagne, Ukraine, France, Arabie saoudite (2005). La moitié a choisi les Etats-Unis.
Sources : Banque mondiale, ONU.
Le fait que la santé et l'éducation figurent au premier rang des secteurs concernés ne doit rien au hasard. A la différence des centres d'appel que l'on peut délocaliser, ces services à "forte densité en capital humain, avec jusqu'ici de faibles gains de productivité potentiels", ne sont pas "échangeables". La "présence physique" des médecins et des professeurs est nécessaire sur le territoire, rappelle, dans le même numéro, l'économiste Annie Vinokur, soulignant à quel point les pays organisent la pénurie dans ces secteurs.
C'est ainsi que le Royaume-Uni a opté pendant des années, et jusqu'à un revirement récent, pour la venue massive de médecins étrangers. De même, les Etats-Unis, qui ont identifié un fort besoin en personnels de santé, n'ont pas envisagé de plan de formation massif de ces personnels. Ces fuites peuvent devenir, à l'échelle d'une région, un "jeu de chaises musicales" entre les pays, poursuit Mme Vinokur, évoquant le cas des médecins d'Afrique du Sud, partis vers les pays anglo-saxons et remplacés, dans les zones rurales, par des homologues "importés" des pays voisins.
Les pays les plus petits et les plus pauvres sont déjà les grands perdants de cette situation. Ainsi, le "taux d'émigration qualifiée" peut varier de "moins de 5 % dans les pays émergents à larges stocks, comme l'Indonésie, l'Inde, la Chine ou le Brésil, à plus de 50 % dans plusieurs pays d'Afrique subsaharienne, voire plus de 80 % dans des îles comme la Jamaïque, Haïti ou la Grenade".
Ces mouvements s'établissent dans un contexte d'un grand déséquilibre en matière d'investissement éducatif. Quand les pays développés affichent un taux de participation à l'enseignement supérieur proche de 50 %, les pays en voie de développement sont à moins de 10 %. Quand "l'élite scolaire" des pays de l'OCDE - c'est-à-dire le pourcentage des élèves atteignant à 15 ans les meilleurs niveaux de compétence en culture scientifique - est évaluée à 8,8 % des élèves, celle des pays en voie de développement ne dépasse pas 4 %.
Compte tenu du coût très élevé de la formation d'un diplômé, il y a peu de chances que les déséquilibres se résorbent. Vingt ans d'études représentent une dépense de près de 150 000 dollars (chiffre OCDE, 2004) par personne, une dépense à laquelle pays riches et pauvres ont tendance à rechigner. Un jeu "perdant-perdant" s'installe, au terme duquel "le pays qui exporte du capital humain, au vu des sommes investies et perdues, aura tendance à moins investir dans l'éducation tandis que le pays importateur aura naturellement tendance à faire de même puisqu'il peut compter sur l'investissement des autres pays", résume M. Hugonnier. Car le spectre d'une "guerre des cerveaux" se nourrit d'abord et avant tout d'un trop faible investissement des pays les plus riches dans l'éducation.
Maintenant que "le braconnage agressif des talents est devenu la règle", selon la formule d'Annie Vinokur, des solutions de compensation sont-elles envisageables ? Peut-on imaginer un "mercato" mondial des personnes hautement qualifiées, à l'image de celui des transferts de joueurs de football ? S'inspirer d'un tel modèle pourrait "justifier une augmentation de l'aide publique au développement, calculée à l'aune du nombre des expatriés par rapport au marché du travail du pays d'origine", propose Bernard Hugonnier. Autre idée avancée par l'expert : taxer "en proportion" les entreprises utilisant ces personnels.
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